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La tendance
Des hommes à vendre La tendance (2) Mon patron est une icône... La tendance (3) Le njut La tendance (4) Rustique exotique La tendance (5) L'empreinte des marques La tendance (6) Rouler autrement L'analyse Des goûts et des couleurs, ça se discute L'expertise Observer les cuisines populaires L'expertise (2) Propriété intellectuelle et applications mobiles L'idée A vue de nez 1 / FIN DU FIL 2 / VENTS CONTRAIRES 3 / UN MONDE SI VIEUX 4 / SCIENCE FRAUDULEUSE 5 / TOUT DANS LES NUAGES 6 / RUINEUX OISEAUX 7 / POLLUTION URBAINE
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![]() ![]() Dans le flux d’informations qui déferle dans les tuyaux divers qui nous rattachent à la réalité, il faut prendre garde aux signaux faibles, aux petites dérives langagières, aux perversions de la pensée… C’est le lot du captologue que je suis, captivé par ces signes qui font sens. Dans une économie ouverte comme la nôtre (même très chahutée à l’heure actuelle), la marchandisation serpente à tous les niveaux : tout s’achète et tout se vend selon la formule consacrée. Et même l’individu. Dans l’industrie du cinéma hollywoodien, on a vu apparaître le terme de “bankable” pour parler des acteurs qui savent monétiser leur talent au prix de très nombreux zéros derrière la décimale de leur contrat. De même que dans le football, le grand “mercato” révèle chaque année le transfert de tel ou tel joueur au prix là encore de millions d’euros. On se souvient du transfert en 2009 de Cristiano Ronaldo entre le Manchester United pour le Real de Madrid pour 94 millions d’euros ! Jusqu’à peu, le “mercato” (italianisme qui signifie marché) ne s’appliquait qu’aux transactions footballistiques où les joueurs sont vendus au plus offrant comme de vulgaire objet, certes de luxe, mais objet tout de même. Aujourd’hui, le terme est largement dévoyé par les journalistes qui l’appliquent à tort et à travers. On parle du mercato des établissements publics, du mercato de l’audiovisuel, du mercato ministériel, du mercato du monde artistique, du mercato de la mode… Bref, de tous les départs et nominations d’un poste à une autre, d’une entreprise à une autre quel que soit le secteur. Mais à la différence du football dont les clubs aiment fanfaronner avec leurs millions, dans tous ces nouveaux marchés des transferts, l’argent est tabou, aucune somme n’est révélée, la transparence n’a pas cours, pas d’étiquette ni de codes-barres, la valeur de ces hommes et ces femmes n’est pas affichée. Peut-être ne sont-ils pas encore tout à fait des marchandises… Photo : Footamat.fr |
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